Étude de faisabilité à Genève

Savoir ce qu'un terrain ou un bâtiment permet réellement, ce que cela coûte et ce que l'autorité acceptera — avant d'acheter, avant de dessiner, avant d'engager quoi que ce soit.

La question à laquelle elle répond

Une étude de faisabilité ne dit pas si un projet est beau. Elle dit s'il existe. Trois réponses, dans cet ordre : ce que le cadre réglementaire autorise, ce que le terrain ou le bâtiment supporte techniquement, et ce que l'opération coûte au regard de ce qu'elle crée.

C'est la phase la moins visible d'un projet et la plus déterminante. Un projet mal cadré ne se corrige pas au chantier : il se paie en abandons, en refus d'autorisation ou en dérive budgétaire.

Le moment où elle vaut le plus cher

Avant l'acquisition. C'est là que l'étude a le meilleur rendement. Un terrain se vend sur une promesse de constructibilité que rien n'oblige le vendeur à démontrer. Les droits à bâtir résiduels, les distances aux limites, les servitudes, la nature du sol et les possibilités de raccordement se vérifient — et le résultat écarte régulièrement des parcelles qui paraissaient évidentes.

Quelques semaines d'étude préalable coûtent une fraction de ce que coûte une acquisition dont on découvre ensuite qu'elle ne permet pas l'opération envisagée.

Ce que l'étude examine

  • Le régime de la parcelle. Plan d'affectation, zone, affectations admises, densité, gabarit, alignements, protections éventuelles.
  • Les droits à bâtir. Surface constructible restante, croisée avec ce qui est déjà bâti.
  • Les contraintes physiques. Nature et portance du sol, topographie, accès chantier, arbres protégés, réseaux existants.
  • Les raccordements. Eau, électricité, évacuation, chauffage à distance lorsque le secteur en dispose.
  • Le cadre applicable aux logements. À Genève, la protection du parc de logements conditionne fortement ce qui peut être démoli, transformé ou reconstruit.
  • Le régime d'autorisation. Quelle procédure s'appliquera, quels préavis seront requis, quel risque d'opposition.
  • Le chiffrage. Coût des travaux, des études et des démarches, calendrier réaliste, et valeur créée.

Le livrable

Un rapport lisible sans être ingénieur, qui présente deux ou trois scénarios comparés sur les mêmes bases : ce que chacun permet de construire, ce qu'il coûte, combien de temps il prend et quel risque il porte. Avec, pour chacun, ce qui le ferait échouer.

Nous y disons aussi quand il n'y a rien à faire. C'est moins agréable à écrire, mais c'est ce pour quoi une étude préalable existe.

Les situations où nous intervenons

Et ensuite

L'étude n'engage à rien. Si le projet tient, nous enchaînons naturellement sur le dossier d'autorisation, puis sur les appels d'offres et la conduite du chantier. Si vous préférez confier la suite à quelqu'un d'autre, le rapport vous appartient et reste exploitable.

Questions fréquentes

Combien de temps prend une étude de faisabilité ?

Quelques semaines, selon la complexité de la parcelle et le temps de réponse des services consultés. La partie réglementaire est la plus rapide ; ce sont les vérifications techniques — sol, raccordements, état de l'existant — qui allongent le délai lorsqu'elles nécessitent des relevés sur place.

Est-ce facturé ?

Oui. C'est un travail d'analyse, pas une offre commerciale : il mobilise du temps et engage notre responsabilité sur ses conclusions. Le premier entretien de cadrage, lui, ne l'est pas — c'est là que nous déterminons ensemble si une étude se justifie et ce qu'elle doit couvrir.

L'étude garantit-elle l'obtention de l'autorisation ?

Non, et personne ne peut le garantir : la décision appartient à l'autorité, et une opposition ne dépend pas de nous. Ce que l'étude fait, c'est identifier en amont les points qui feraient échouer le dossier, de façon à les traiter avant le dépôt plutôt qu'à les subir pendant l'instruction.

Faut-il une étude si j'ai déjà un architecte ?

Pas forcément : un architecte conduit lui-même cette phase. Notre valeur ajoutée est alors sur le volet coût et exécution — savoir ce que le projet dessiné coûtera réellement à construire, et si le calendrier visé est tenable.

Savoir avant d'engager

Quelques semaines d'étude évitent des mois de projet mal orienté.

Demander une étude